Célibat et romance à la terre-neuvienne (partie 1)

*Cet article s’adresse sans doute aussi au Canada anglais au grand complet moyennant certaines exceptions

Voici venu… Mon article le plus Narcity jamais écrit… pour célébrer cet événement de Chandram qui devient full trop lifestyle #lifestyleblogger, je vais écrire deux articles sur le sujet, parce qu’il y a trop de choses à dire sur les porteurs de phallus terre-neuviens s’identifiant au sexe masculin.

Ceux qui me connaissent *dans la vraie vie* sont au courant que je suis célibataire depuis un million d’années (4 ans). Ça fait tellement longtemps que j’ai dû changer les paramètres de mon Tinder parce qu’ils ne correspondaient plus du tout à la tranche d’âge dans laquelle j’étais prête d’aller piger pour trouver le nouveau Monsieur Chandram.

Dans l’avion pour me rendre à Terre-Neuve, un sympathique monsieur dans la cinquantaine était assis à côté de moi et m’a partagé cette prophétie « You’re gonna find yourself a nice newfie man and never leave the island »

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Chandram qui songe à son mari terre-neuvien pêcheur, 2018, Anonyme, (l’artiste m’a demandé de ne pas la citer parce qu’elle trouvait son dessin vraiment trop laitte mais moi je le trouve bin correct)

Je vais pas mentir, j’étais pas contre l’idée… Je n’étais pas encore atterrie à St-John’s et j’avais encore cette idée extrêmement romantique d’être la nouvelle ingénue arrivant dans une région magnifique et peu habitée, rencontrer le pêcheur du village qui a une vague ressemblance avec Alexander Skarsgård, mais comme, quelques coches moins beau parce que soyons honnêtes, Alexander Skarsgård est sérieusement en haut de ma catégorie de gars que je peux me pogner, même dans mes fantasmes. Ça brise la magie si le gars est trop beau. Donc, pour le bien de la cause, disons Alexander Skarsgård avec 20 livres de trop sur son corps parfait de statue grecque, avec sa peau d’albâtre un peu maganée parce il aurait eu de l’acné à l’adolescence.

Bref, on se serait rencontrés alors que je me serais perdue pour une raison quelconque dans un village où il y a seulement quatre commerces et il m’aurait raccompagné au mignon cottage en brique de style victorien où j’allais habiter (j’habite dans un immeuble blanc en latte de vinyle).

On accélère le reste du film… Alexander Skarsgård a un terrible secret… au bout du compte il croyait me sauver mais c’est moi qui le sauve de ses démons… on se marie etc.

C’est un long fantasme mais c’était un long vol.

Cinq mois plus tard, je n’ai toujours pas trouvé mon beau pêcheur. En fait l’industrie de la pêche ne va pas bien du tout, donc même si mon beau pêcheur existait, il travaille maintenant sûrement dans une plateforme de pétrole off-shore ou sur le chantier du barrage de Muskrat Falls au Labrador même si c’est moyen populaire comme idée d’aller travailler là alors il y a peu de chances que je le croise.

Fidèle à mes habitudes de vieille fille, j’ai donc activé mon Tinder, mais, Terre-Neuve et vie de région obligent, j’ai dû mettre le rayon de recherche à 50 km.

Comme j’ai dit dans mon article de lançage de roches, tu veux pas insulter les Terre-Neuviens, t’es sur une île, ils sont plus nombreux que toi et c’est quand même une méchante trotte à la nage pour retourner sur les côtes du continent.

Cela dit…. le Terre-Neuvien moyen sur Tinder est un tantinet moins romantique que celui dans mon roman de Nicholas Sparks imaginaire…

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Case in point…

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Second case in point…

BREF, bien qu’il soit rassurant de savoir que mon éventuelle tindate peut faire des wheelings sur sa motoneige et qu’il y aura toujours une possibilité de lui demander de déménager un frigo dans son pick-up, je ne suis pas convaincue qu’un gars qui tente de séduire des filles en ligne en mettant des photos de F-350 (j’ai dû le googler je ne connais rien en chars) sur Tinder, puisse conquérir mon cœur, MÊME s’il fait un wheeling AVEC son pick-up.

Les gens qui vont me dire « Arrête de juger les gens sur leurs apparences, c’est pas parce qu’un gars conduit un pick-up que c’est un idiot » n’ont sans doute jamais utilisé Tinder plus qu’une semaine. Ou conduisent un pick-up. Le but de Tinder, C’EST de juger sur les apparences et si ça se trouve, les gens y sont plus authentiques parce qu’ils s’assument comme jugeant les autres sur leur apparence, ce que tout le monde fait, anyways.

Qu’est-ce qu’ils essaient de dire avec leurs photos de pick-up de toute façon? T’aurais pu le dire que t’aimes les chars dans ta description, j’aurais compris. Ou une photo de toi qui gosse sur ton char, ç’aurait déjà été mieux. J’imagine que tu trouves que le pick-up est plus beau que ton visage et c’est pour ça que tu le priorises. C’est probablement vrai, puisque les gars qui mettent des photos de pick-up ont souvent l’air vaguement cosanguins. Cependant, le fait de mettre une photo de ton pick-up géant veut surtout dire pour moi « Je pense que je suis laid et je n’ai pas confiance en moi » et c’est encore plus laid qu’un gars juste laid. J’ai couché avec des gars laids. Ça marche de la même manière qu’avec un beau gars, je vous le jure. Mais les gars laids avec qui j’ai couché avaient confiance en eux, ce qui les rendaient bizarrement sexys.

En tout cas, je vais le dire en anglais au cas où un Terre-Neuvien* essaierait de lire et pourrait m’expliquer le concept: « Why the fuck do you think showing your tiny-dick syndrome’s pick-up will help you get laid? »

Quant aux gars qui font des wheelings avec leurs motoneiges, je reconnais que c’est plus impressionnant qu’un esti de pick-up stationné, cependant c’est probablement dangereux, stupide et aucunement bon pour l’engin et un gars qui tient autant peu à sa vie n’est généralement pas le genre à mettre un condom. C’est donc un non pour moi.

Mais… j’ai tout de même été à quelques dates (rencards pour mes 3 lectrices françaises) à Terre-Neuve. J’ai même déjà embrassé des Terre-Neuviens… Certaines dates venaient même de Tinder! Le charme rugueux de la Roche (les Terre-Neuviens surnomment l’île The Rock) a t-il définitivement fait effet, malgré ma désillusion de ne pas être dans un roman de Nicholas Sparks? La réponse dans le prochain article: Rendez-vous galant à la terre-neuvienne (partie 2) à paraître bientôt! 1105 mots c’est bin déjà bin trop pour un article alors à plus!

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Chandram, La

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*J’ai vu beaucoup de photos de pick-up au Québec aussi, le problème est généralisé. Cependant, il est bon de savoir que de recueillir ma collection de photos de pick-up ou motoneige sur tinder m’a pris environ 10 minutes, et j’en ai d’autre dans mon cell qui ne fittaient pas dans le photomontage.

L’isolement terre-neuvien

Connaissez-vous la chanson « Les murs de poussière » de Francis Cabrel? C’est l’histoire d’un gars qui rêvait d’une ville étrangère, parce qu’il voulait trouver mieux que son lopin de terre et son vieil arbre tordu au milieu. Bref, pour faire une histoire courte, il ne trouve pas mieux, il rentre chez lui et se brûle les yeux. J’ai par ailleurs toujours trouvé que c’était une finale fort étrange que le type se brûle les yeux à la fin de l’histoire et si quelqu’un peut m’expliquer si c’est une allégorie ou pourquoi il se brûle vraiment les yeux, j’apprécierait beaucoup. Mais passons.

Quand t’es à 2 534 km de route des personnes que tu voudrais serrer dans tes bras, avec 33h heures en char sans arrêt, plus un traversier, dans une « ville étrangère » (ok c’est clairement un village mais pour les Terre-Neuviens, c’est une ville alors whatev), pi que t’es partie parce que, quelque part, dans les grands espaces canadiens, tu voulais trouver mieux que ta banlieue de Montréal où t’as grandi, ben Francis Cabrel y te fait ressentir des émotions en esti dans ton petit cœur de Québécoise expatriée. Même si Francis Cabrel est Français et que Les murs de poussière ne parle certainement pas de Saint-Jérôme, P.Q.

Francis Cabrel me fait vivre autant d’émotions parce, faire le programme Odyssée, ou n’importe quel travail nécessitant d’être expatrié-e en région éloignée, ça fait vivre de l’isolement comme je n’en n’avais jamais vécu dans ma vie.

Ça me faisait pas peur, l’isolement. En tant qu’introvertie appréciant les marches en solitaire et les bons romans près du foyer, aller vivre dans une petite communauté près de la mer, ça semblait être un plan idéal, même jouissif. Par moment ce l’est vraiment.

Puis, souvent à cause d’instagram de marde, qui est sans doute l’invention la plus masochiste jamais inventée (suivez le blogue sur instagram –­­> @lachandram svp) je vais voir une photo anodine. Des anciennes connaissances de l’uni qui ont été boire un verre ensemble par exemple, une amie qui prend une photo avec une personne que je ne connais pas. Et je vais être submergée d’une jalousie tellement puissante qu’elle m’en rend mal physiquement.

C’est difficile à décrire comme sentiment. C’est un peu comme lorsqu’on devient extrêmement irritable à cause qu’on est affamé ou épuisé. J’ai faim de relation sociale, de chaleur humaine. Une faim qui me dévore de l’intérieur et qui me cloue devant mon écran, impuissante face à mon désarroi d’être seule ici.

Lorsque le sentiment devient insoutenable, je prends mon téléphone et j’attends. Quitte à avoir le real deal, une voix familière au téléphone peut à tout le moins me servir d’ersatz et me rendre le cœur plein, pour un moment. Mais qu’est-ce qu’un bête appel dans cette période de réseaux sociaux et de messagerie instantanée, pour ceux qui sont déjà près des siens?

Bon nombre ne répondent pas, me laissant avec mon cœur affamé. Parfois ils ne peuvent pas, parfois c’est par paresse, et j’ai dû me rendre à l’évidence que pour certains, ils n’en n’ont rien à battre. Que puis-je y faire? Une amitié ne vaut pas plus que ce que l’autre ou soi-même choisit d’y accorder.

Ne reste que ceux qui décrochent et dont j’entends la voix au bout du fil. Ce n’est pas toujours ceux qu’on pense, et être à 2 534 km d’un ami-e peut t’en apprendre autant sur sa personne qu’en passant tes soirées avec.

Enfin, ce texte n’a pas pour but de juger les personnes loin de moi ou de les blâmer pour mes déboires terre-neuviens.

Non, ce que je retiens de mon expérience d’isolement, ce ne sons pas les déceptions sociales, mais plutôt la beauté du contact humain. Ayant été victime d’intimidation au secondaire et, six ans après avoir gradué et terminé cette expérience désagréables*, je gardais une méfiance des autres qui était tant qu’à moi bien fondée. Mais, le contact humain, aussi pénible peut-il être par moment, est magnifique et je sous-estimais son importance.

Bon, le texte va finir de même, il est 1h15 du matin et le texte est sans doute aussi cucul pour cette raison. On devient tous plus quétaines passés minuit. J’aurais pu attendre et le retravailler demain, mais je voulais poster quelque chose ce soir, alors comme ils disaient dans mon temps #yolo, tant pis pour le paragraphe de conclusion.

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Chandram, La

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*On peut apprécier l’ironie que je travaille présentement dans une école secondaire.

 

Lancer des roches et autres terre-neuveries

Donc voilà, apparemment j’écris sur mon blogue à tous les 9 mois avant de l’abandonner pour encore 9 mois. C’est comme quand je joue aux Sims dans le fond.

C'est un beau selfie dans mon beau k-way rose

La Chandram, qui s’apprête à aller lancer des gros galets dans l’eau

La dernière fois que j’ai écrit sur ce blogue, je vivais dans le sous-sol de mes parents, suite à une sortie dramatique de mon bacc en droit. Aujourd’hui, je ne suis plus dans un sous-sol, je suis dans le rez-de-chaussé d’un immeuble à Holyrood, Terre-Neuve, dans une chambre. Je fais le programme Odyssée, qui, en gros, est le summum du multi-culturalisme canadien à la P-E Trudeau. Ma job, dans une école secondaire terre-neuvienne est de partager la culture franco-canadienne et d’inciter les jeunes à apprendre le français au travers d’activités amusantes et éducatives. C’est pas trop clair comme description et c’est pas trop clair ce que je suis supposée faire puisque ça change d’école en école. Mais vu que la population francophone est quasi-inexistante à Terre-Neuve, le simple fait de démontrer aux jeunes que des vraies personnes parlent vraiment français au Canada les impressionne déjà beaucoup. Enfin… éventuellement je vous parlerai de la job, dans laquelle euh, je n’excelle pas toujours (oups) mais aujourd’hui, parlons de Terre-Neuve et de Holyrood.

Ça fait déjà un boutte que je suis ici et j’en ai encore pour un boutte alors je dois faire attention à ce que je dis, parce que certains Terre-Neuviens, bien qu’anglophones de naissance, comprennent assez bien le français, comme le directeur de mon école et la prof de français avec qui je travaille (Si vous lisez ça, salut vous deux!). Ça ne devrait pas être trop pire parce que je n’ai pas trop de choses négatives à dire, mais tu ne veux pas te mettre l’île où tu vis à dos, parce que c’est une île et l’eau est très froide pour nager jusqu’au continent s’ils sont fâchés contre toi.

Donc Terre-Neuve, c’est magnifique mais… euh… peu de gens le savent parce que peu de gens vivent là (en particulier en dehors de St-John’s, genre à Holyrood) et peu de gens y vont. Donc les infrastructures sont quelque peu limitées, ce qui rend l’expérience assez chaotique quand tu es une p’tite hipster pas d’auto (mes haters vont dire que j’ai pas de permis non plus) comme moi. Je vis à 35 km de St-John’s, la capitale et il n’y a aucun moyen de s’y rendre, mis à part faire du pouce ou supplier un collègue de te faire un lift. Ça suce un peu beaucoup parce que j’aime vraiment beaucoup y aller. St-John’s, c’est une ville cool qui ne sait pas qu’elle est cool, alors ça la rend encore plus cool. Mais je ne vis pas à St-John’s, je vis à Holyrood.

Je passe donc le plus clair de mon temps dans mon village à 35 km de St-John’s qui pourrait tout aussi bien être à 350 km de St-John’s et ça ne changerait pas grand-chose pour moi étant donné que je n’ai pas d’auto. Ma vie sociale est anémique dans ce village où je suis peut-être la seule personne dans la tranche d’âge 18-25 ans. Quand je suis en congé, la plus grosse interaction sociale de ma journée est quand la caissière du « convenience store » me dit « have a nice day, my love » et là je me sens toute spéciale parce qu’elle m’a appelée « my love » même si toutes les Terre-Neuviennes appellent littéralement tout le monde « my love » et je trouvais ça bizarre au début, parce que la caissière et moi on n’avait même pas eu une date encore, et dans mon esprit de Québécoise, d’habitude il y a une petite période de fréquentation avant que tu commences à appeler quelqu’un « mon amour ». Les Terrre-Neuviennes, elles, elles ne niaisent pas avec ça.

J’habite à deux minutes de la plage de gros galets où, une fois, j’ai vu des baleines et j’étais bin excitée. J’aime toujours aller à la plage, même si marcher sur des gros galets, ce n’est pas évident et même si l’eau est en permanence assez froide pour te faire faire un arrêt cardiaque si tu te trempes au complet dedans. Mais c’est le fun pareil et j’aime lancer des gros galets dans l’eau et entendre le gros plouf. J’ai sans doute l’air touriste en titi quand je fais ça mais c’est pas grave, après cinq mois je trouve ça encore cool.

Sinon, je vais souvent marcher sur l’ancienne « track » de chemin de fer, mais c’est toujours dangereux parce mes élèves roulent en motocross et en quatre-roues dessus et ils passent toujours proche de m’écraser. Je crois qu’ils ne font pas exprès de toujours passer proche de m’écraser, parce que j’aime penser que les élèves avec qui je travaille m’aiment bien. Cela dit, à Terre-Neuve ou au Québec, un p’tit criss, ça reste un p’tit criss. Et c’est vrai que dans le village, à part rouler en malade en quatre roues ou aller au Subway, il n’y a pas toujours grand chose à faire. Donc j’accepte le risque de mort par quatre-roues conduit par un ti-cul de 14 ans et je vais prendre ma p’tite marche su’a vieille track après avoir lancé mes roches…

Bon, vu que je vais essayer de rendre ce blogue intéressant à nouveau, je vais m’arrêter là pour me garder du bon stock pour d’autres articles et vous laisser en haleine pour de nouvelles aventures de ma vie terre-neuvienne où il ne se passe absolument rien!

J’espère que mes fidèles lecteurs (ma famille et mes quatre amis) seront au rendez-vous pour cette toute nouvelle édition revampée de mon blogue (par revampée, je veux dire: un blogue que j’écris dessus pour de vrai) et que je peux make LaChandram Great Again.

À plus bientôt que d’habitude!

xox

La Chandram

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La Chandram, pourquoi procrastines-tu tous tes projets importants (y compris ton blogue)

Sérieusement pourquoi je fais ça?

Je ne suis pas à l’école, j’adore écrire et pourtant, je n’écris pas pendant un mois. Je pourrais dire que j’étais extrêmement occupée, mais c’est faux, je n’avais presque pas d’heures à mon travail.

Tout ce que j’ai fait du dernier mois, c’est jouer à Civilization V. Pour les non-initiés, le but du jeu est, en gros, de devenir le dictateur le plus puissant de la planète, en soumettant les autres nations à la nation supérieure.

Je prends le jeu un peu trop au sérieux et je suis encore fâchée d’avoir été attaquée en catimini par Attila. J’ai été trahie par les Huns, alors qu’ils ont fait semblant d’être mon amie. Je suis contente qu’Attila ait eu une mort horrible dans la vraie vie.

En tant que tel, j’aime plus écrire que j’aime me faire tomber des bombes nucléaires russes sur ma tête dans un jeu virtuel. Pourtant, ce dernier mois, c’est ce qui est arrivé, ça et dormir.

Voyez-vous, je suis une paresseuse. Pas qu’un peu, je le suis de manière extrême. Si on ne me stoppe pas de dormir, just too bad, je vais dormir pendant 13 heures de suite. Si j’ai du temps je vais même peut-être faire une sieste, pour la forme. Et quand je suis vraiment écœurée de dormir, je vais jouer à Civilization et me battre contre le Brésil. Parce que c’est moins demandant, c’est moins stressant que d’écrire ou que d’aller m’entraîner.

C’est complètement étrange et contre-nature de ne pas poursuivre ses rêves par paresse. Je veux vraiment écrire, je veux vraiment planifier un voyage et pourtant, à chaque fois, malgré le café et la bonne volonté, je retourne glandouiller et attaquer la France.

Des fois, pour me motiver, je vais voir du monde qui ont réussi et je lis leurs trucs à la con. Ils vont dire des choses comme : « Commencez maintenant, allez-y un pas à la fois » et je sais tout ça! Mais lire des phrases de motivations ce n’est qu’une autre forme de procrastination et encore une fois, je me retrouve devant un document word sur lequel je n’écris pas.

Si seulement c’était l’école, je pourrais dire que je procrastine quelque chose de plate, désagréable, que je n’aime pas, mais non, pour quelques guerres contre la Chine et quelque temps sur d’autres blogues, je m’empêche de réaliser mes rêves.

D’un côté, je suis très heureuse que ce ne soit que mon rêve de vie que je procrastine. Comme cela doit être difficile que de devoir perdre du poids, sous peine de mourir dans son gras. Moi la seule conséquence de ma procrastination est que je m’hais un peu et que je suis une looser. Mais je ne suis pas en danger de mort.

Mais bref, même si je suis extrêmement paresseuse, même si j’aime bien bombarder the shit out of tout le monde à Civilization, il est temps que je m’y remette, alors je recommence avec ce petit texte, qui est la justification la plus nulle au monde d’avoir abandonné mon blogue pendant aussi longtemps.

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La Chandram, pourquoi tu trippes sur Déroule le rebord?

C’est commencé.

C’est enfin ce moment magique de l’année.

Aujourd’hui, j’ai déjà été au Tim Hortons deux fois. Deux grands cafés. Selon moi j’ai plus de chances de gagner quand je prends des plus grands formats. Demain, j’y retournerai sans doute. Au moins un autre grand café.

À chaque fois, le même rituel. Je le fais présentement, étant encore au Tim Hortons. Un grand café trois laits, un sucre. Tu le laisses tiédir. Tu le sirotes tranquillement. À chaque gorgée, j’imagine ce que je ferais avec une Honda civic. Je n’ai pas de permis alors certainement la vendre. Ou faire mon permis et la garder.

J’aimerais mieux la carte de crédit de 5000$. Plus de chances de la gagner et c’est moins compliqué de penser à ce que je ferais avec. Bonjour le Viet Nam.

Oui, pendant Déroule le rebord, ce n’est pas du café que je bois, c’est du rêve.

Puis, vient le moment ultime. Gosser délicatement avec ses dents pour dérouler le sacro-saint-rebord sans tout arracher. Pas aussi facile qu’on pense, les prix à gagner ne se laissant pas atteindre facilement.

Tu gosses, tu gosses, puis soudain, tu aperçois une lettre. Va-t-elle épeler le mot de la victoire ou bien le désespérant « Réessayez SVP »?

La plupart du temps, c’est la défaite. Il faut tout recommencer le processus du début. Les rêves se sont éteints.

Mais, pendant qu’on boit le café de Déroule le rebord, nous SOMMES gagnants, à chaque gorgée. Tel le chat de Schrödinger, tant que je n’ai pas déroulé le rebord, je suis à la fois gagnante et perdante. Je choisis d’être gagnante et de vivre le rêve quelques instants.

Voyez-vous, je n’achète pas un café Déroule le rebord dans l’espoir de gagner (ok un peu quand même), je l’achète parce que je suis gagnante, tant que je bois le café. Je conduis la Honda civic, j’ai une carte-cadeau de 5000$ et une télé Ultra 4K HD. Je suis la reine du Tim Hortons, couronnée de succès, de timbits et de café.

Je l’avoue, je suis prête à sauter la partie boire le café et passer directement à la poubelle, où d’ignorants clients jettent leurs gobelets magiques. Là par contre, il faut dérouler avec les mains. J’ai tout de même un minimum de sens de l’hygiène.

Souvent, les cafés de poubelles non-déroulés sont encore plus gagnants que les cafés qu’on paie. C’est un phénomène étrange que je classe dans la même catégorie que celui selon lequel la bouffe est meilleure quand elle ne nous appartient pas.

D’ailleurs, la seule fois que le char a été gagné à Saint-Jérôme, c’était un café de poubelle. Une saga légendaire s’il y en a une, qui reste dans les annales de la ville. Googlez cette histoire si vous ne savez pas de quoi je parle.

Bref, la loterie de Déroule le rebord, c’est mieux que la vraie loterie, parce quand tu perds, tu as tout de même un café et si tu as un problème de jeu, tu vas t’en rendre compte plus facilement étant donné que tu vas faire pipi 4000 fois.

En plus, c’est une passion partagée entre à peu près tous les Canadiens, et à part ça et le hockey, y’a pas grand-chose qui unit le pays au complet

La Chandram, pourquoi la haine?

Bonne question

J’ai déjà ressenti la haine, comme tout le monde.

Une fois particulièrement forte où je l’ai ressentie, je venais de me faire arroser par une voiture. J’avais eu de la slush dans mes yeux, dans mes cheveux, dans ma bouche.

Ce n’était pas la première fois que je m’étais fait arroser par un char, mais cette fois-là, je suis rentrée dans une rage noire. J’ai sprinté un bon 500 mètres derrière le char en lui criant après.

Une autre fois, lorsque je me suis fait congédier d’une micro-brasserie où je travaillais parce que, selon le patron, ma personnalité ne correspondait pas à l’image de la compagnie.

J’étais tellement pleine de haine que j’ai imaginé au moins quatorze façons différentes de faire chier mon ancien patron. Je voulais mettre du sucre dans le réservoir de son moteur (paraît que ça scrappe un moteur), crever ses pneus, lâcher des rats dans la micro-brasserie, mettre du laxatif dans la soupe du jour dans l’espoir que ça lui retombe dessus.

Ça me faisait dont du bien de l’imaginer souffrir.

Bien évidemment, je n’ai jamais rattrapé le char arroseur et mis à part chialer, je n’ai jamais rien fait contre mon ancien employeur.

Mais, je comprends la haine.

Ce que je ne comprends juste pas à quel point elle peut s’étendre et se généraliser.

Est-ce mathématique? Si assez de variables sont rencontrées, est-ce que la haine se multiplie jusqu’à l’impensable?

Est-ce aléatoire? Pourquoi certaines personnes, élevées dans des conditions identiques, des jumeaux mêmes, pourront créer d’un côté un terroriste et de l’autre non.

Comment la haine, un sentiment pourtant si personnel et intime, peut se retourner contre un peuple ou une religion entière?

Je ne peux fournir de réponse.

Tout ce que je sais, c’est qu’après m’être fait tremper jusqu’aux os par un chauffeur sans vergogne, j’ai appelé ma mère en pleurant.

C’est qu’après m’être fait sacrer dehors de ma job, je suis rentrée à Saint-Jérôme et j’ai brossé avec des amis qui m’ont réconfortée.

Je sais qu’après chaque acte horrible, les gens se rapprochent, se serrent les coudes et l’espace d’un instant trop court, on peut croire au bien-fondé de l’humanité.

Des millions de livres, de films, de pièces de théâtre nous ont appris depuis longtemps que l’amour est plus fort que la haine.

Pourtant, de nos jours, l’amour semble si éphémère et la haine si tenace qu’il devient facile de classer de telles déclaration dans le registre de la fabulation.

Je ne suis personne et je me trouve pathétique de parler d’amour sur mon petit blogue, pathétique de penser que je peux changer quoi que ce soit dans l’engrenage de la machine horrible dans laquelle nous semblons tous être embarqués depuis maintenant plusieurs années.

Je ne suis personne et pourtant, j’écris cet article en partie pour me déculpabiliser que quelqu’un de mon héritage ait pu blesser l’autre à ce point. J’essaie de me convaincre que je ne suis pas part du problème, que je suis dans les gentils dans l’histoire.

Seulement je n’en suis pas sûre.

Et à tous les Québécois qui furent touchés par l’attentat du 29 janvier, je suis désolée. Au nom de tout mon peuple, qui se devait d’être le vôtre aussi.

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La Chandram, pourquoi as-tu fait une dépression?

Bonne question, surtout pour la journée #causepourlacause. (Allez Bell commandite mon blogue je suis pauvre)

God si je le savais, laissez-moi vous dire que j’en aurais pas fait, de dépression.

C’est pas comme un rhume, c’est pas en te lavant les mains souvent que tu te préviens de l’attraper. À moment donné, tu te réveilles, et tu sais pas trop pourquoi ni comment, ta vie c’est rendu de la marde. De la vraie grosse marde.

Objectivement, devant les yeux de quelqu’un de pas dépressif, ta vie n’est peut-être pas véritablement de la marde. Ta vie est peut même très bien, mais elle ne t’amène plus aucun bonheur.

Comment c’est arrivé? Qui sait, peut-être que c’est à cause de ta job de marde (allô Patrick Lagacé, like mon blogue s’il te plaît), peut-être ton programme d’études te convient 0, peut-ête c’est juste ton cerveau qui s’est mis en mode austérité et qui a coupé dans la sérotonine.

Toujours est-il que sans t’en rendre compte, tout d’un coup, t’as comme plus envie de vivre.

De mon expérience personnelle, c’est comme si la vie n’avait plus de couleur ou de saveur. Tout devient gris. Comme la plupart des gens lors des journées grises, les seules choses qui m’allumaient encore un peu c’était de dormir ou être en boule sur mon divan.

Foutu divan. J’étais en amour avec. Je sortais de mon lit pour avoir l’impression d’avoir fait de quoi de ma journée et j’allais m’échouer sur le divan adoré pour le reste de ladite journée. J’ai tellement passé de temps sur dessus dans la même position que je l’ai déformé. Mon coloc partait le matin et me retrouvait dans la même position. J’me suis demandé si j’allais faire des plaies de lit. Je m’en foutais un peu remarque, mais j’aurais trouvé ça drôle. Genre d’humour noir de personne dépressive, un peu comme quand je m’imaginais qu’on m’annonçait que j’avais le cancer et que je répondais « lol »

Ça met les gens mal à l’aise de parler de dépression, ils ne savent pas comment en parler. Ça peut aller à « suicide-toi pas » à la personne qui se sent forcée de te faire un câlin dont tu n’as pas forcément envie, rendant le tout très malaisant. C’est bien plus simple et plus tentant de ne pas en parler. Personnellement, j’avais si peur de passer pour l’emo de service.

Mais la dépression, c’est embarrassant, mais on y survit. Et ça aide d’en parler. Faut le voir comme un bouton sur tes parties génitales. Dans le sens que c’est hyper embarrassant, mais de garder silence ne sera pas la solution. Va falloir t’en parles à quelqu’un un jour si tu veux ça guérisse.

Pas besoin d’écrire un billet de blogue non plus, mais juste de tendre des perches. Soit ça donne rien et tu restes triste soit ça donne de quoi et ça t’aides à t’en sortir. De toute façon, quand t’es en dépression, tu te sens comme si tu avais littéralement rien à perdre. Alors tant qu’à n’avoir rien à perdre, aussi bien essayer de changer quelque chose. T’es déjà au fond du baril.

Aussi bien en rire aussi. Pour cet article, j’ai littéralement fait un glam shot de mes deux antidépresseurs. Ces deux babes m’aident à passer au travers de mes journées comme un charme et me permettent d’être saoule après deux bières au lieu de 8 (GROSSE PARENTHÈSE ICI, CE N’EST PAS TOUS LES ANTIDÉPRESSEURS QUI FONCTIONNENT AINSI, IL PEUT ÊTRE TRÈS DANGEREUX DE MÉLANGER LES DEUX DANS CERTAINS CAS, INFORMEZ-VOUS AUPRÈS D’UN PROFESSIONNEL). Ils méritaient bien que je les célèbre. De rire de mes problèmes, c’est soit le signe que je suis en train de sombrer dans la folie la plus absurde, soit le signe que je guéris. Je choisis la deuxième option.

Je suis passée assez de fois par le cycle « divan-pleurer-médecin-pilules-psy-aller mieux-rechuter » pour savoir que dans mon cas, la dépression sera sans doute toujours une partie de moi. Mais à chaque jour, je tente –et avec un assez bon taux de réussite, les pilules aidant un peu- de découper un peu plus petit ce morceau de ma vie, jusqu’à en faire un jour, un petit grain de sable qui passera inaperçu dans mon château géant.

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La Chandram pourquoi as-tu quitté le bacc en droit (partie 2)

Pour bien comprendre ce texte, lire la partie un

Bonne question

Je ne pensais pas en reparler, mais comme mon billet de blogue a eu 2000 vues et que je veux surfer sans gêne sur sa popularité, here I come.

J’ai reçu des courriels de personnes se sentant blessées par rapport à mon texte, on m’a demandé pourquoi j’ai réinventé la faculté avec autant de frustration (ou de quoi de même)

C’est vrai qu’à lire le premier article, on peut se dire: Damn cette fille veut vomir sur la fac de droit et brûler son hoodie.

Bah non.

Il est confortable le hoodie. Et j’ai déjà vomi dans la fac de droit (dans un abreuvoir pour être plus précise). C’est donc coché sur ma liste de choses à faire.

Il y a plein de choses dont je vais m’ennuyer de la faculté de droit de l’université de Sherbrooke. Les profs surtout. En particulier René Pépin, sans doute l’être le plus précieux que je connais. Avec ma professeure de quatrième année du primaire, il reste un de mes profs préférés à vie. Robert Kouri aussi est haut dans la liste, bien qu’il me terrifait juste un tout petit peu.

Je vais m’ennuyer du sentiment qu’ils pouvaient nous faire avoir quelques fois, le sentiment qu’on pourrait changer le monde.

C’est juste que moi, après un an, je ne l’avais plus ce sentiment. Je ne ressentais plus grand chose en fait.

Pour moi le bacc en droit est quelque chose de passionnel, un peu comme une relation de couple d’adolescents. Comme une cheerlader et un joueur de football. Mais je ne pouvais pas continuer. Je n’aimais plus ça et je manquais de talent.

Je persiste et je signe que c’est une faculté de cinglés, il faut vraiment être cinglé pour passer par là avec grâce.

Et il y a une bonne partie d’alcoolique, de névrosés et d’hypocrites. Pas tout le monde, comme plein de monde m’ont dit, mais assez pour qu’on en parle. Avec un grain de sel ou non.

xxx

La Chandram, pourquoi as-tu quitté le bacc en droit?

Bonne question.

Parce que c’est un osti de programme de cinglés.

Merci. Fin du billet.

Non sérieusement, soyons honnête:

C’est honnêtement un osti de programme de cinglés.

Cela dit, ce n’est pas la raison pour laquelle j’ai lâché. Je suis moi-même très pas bien dans ma tête. Mais si ce n’est pas moi la plus folle dans le coin, normalement, c’est qu’il y a un problème. J’irai pas jusqu’à dire que la faculté de droit est le dépotoir de l’humanité, dixit Jean-Philippe Baril-Guérard, mais mettons que y’a tout de même de quoi s’inquiéter un peu. Pour être allée à la fac de droit pendant un an et demie, je peux dire que la personne qui va vous aider à finaliser votre divorce est soit:

  1. Une névrosée
  2. Une alcoolique
  3. Une hypocrite
  4. Une personne malgré tout sympathique mais qui possède une des trois qualités nommées si haut

Je remplis au moins deux de ces critères. Alors pourquoi cela n’a pas marché? Moi, une candidate prometteuse, avec une cote R de feu et un vif désir de justice, pourquoi ne suis-je pas la digne héritière de Me Goldwater?

Premièrement, parce que ma cote R de feu, je l’ai eu en terminant arts plastiques. Woupidou, ça a bin d’lair que Monet et le code civil ce n’est pas si interchangeable finalement. J’étais tellement mal préparée et j’ai eu les notes qui allaient avec.

Mais surtout, le droit, c’est le quart-arrière de l’équipe de football américain qui est beau, arrogant et un peu méchant sur les bords. J’étais sa blonde cheerleader.

Il n’y a rien de mal à dater un quart-arrière un peu arrogant, mais comme dans tout bon film d’ado américain, la blonde cheerleader que j’étais avait encore un faible pour le p’tit nerd qui était son ami d’enfance.

Et je ne voulais pas lâcher mon chum-bacc, parce que je l’aimaaaaaaaiiiiissss, j’aimais l’euphorie, la fierté de porter mon hoodie écrit « Droit » dessus qui était franchement plus beau que celui des autres programmes, l’esprit d’équipe, le p’tit sentiment de fierté quand la grosse matante me demandait dans quoi j’étudiais maintenant.

J’étais dont fière et malheureuse de sortir avec ce douchebag de bacc.

Je pouvais ignorer les deadlines impossibles et la pression incroyable de certains pairs qui, telles des personnages de Mean Girls, étaient capables des pire vacheries de manière si subtiles que quelqu’un d’inattentif le prendrait presque pour un compliment. Je pouvais me convaincre si dur que j’étais heureuse dans cet univers qui carbure au four loko et aux 8 cafés par jour.

Mais non, ce n’était pas vrai.

J’dis ça, et je suis pas mal sûre qu’il y en a d’autre dans le déni comme moi parce que franchement, le programme est construit pour être malheureux, du moins à l’UdeS. On en rit mais c’est pas tant drôle.

Seulement, quand on est dans une relation vouée à l’échec, sentimental ou scolaire, il faut avoir le courage de repartir à zéro.

Je termine donc en disant au bacc en droit:

Je suis désolée, ce n’était pas meant to be entre nous. Tu cales tes bières, je les sirote, tu carbures à la compétition, moi j’suis plus coopération.

Bonne chance pour ton futur, on peut rester amis

xxx

La Chandram

 

La Chandram, pourquoi as-tu un blogue

Bonne question.

Ma prof de quatrième année m’a dit: Wow Chandram, tu écris bien. Et comme je suis très naïve, je l’ai crue.

J’ai même déjà participé à un concours d’écriture en deuxième secondaire. Je suis arrivée deuxième. Sur deux. J’ai quand même gagné 100$. Avez-vous déjà gagné quelque chose dans un concours d’écriture? Je parle pas de LA personne talentueuse qui lirait mon blogue, je parle de l’être humain moyen qui est tombé sur cette page par je ne sais quel miracle et qui a continué à lire pour des raisons obscures. C’est bien ça je pensais.

Bref, j’ai beau avoir été techniquement la dernière, j’étais aussi la deuxième meilleure, ce qui m’a permis de remporter un prix et de prendre une belle photo avec mon enseignant. C’est à ce moment que j’ai découvert que dans la vie, ça vaut toujours la peine d’essayer. Pas parce qu’on risque de le regretter, mais parce qu’il y a toujours une chance qu’on soit seulement deux à essayer.

J’ai acheté les Sims 3 plus extensions avec mon prix littéraire. J’ai donc arrêté d’écrire pour faire baiser des Sims sans arrêt avec toute leur ville imaginaire.  D’une certaine manière, je crois que les Sims sont responsables du retard de mon entrée dans le monde de la sexualité active.

Mais au delà des Sims, l’écriture reste ma passion et mon amant numéro 1. Rien ne me comble davantage que de réussir à écrire un texte satisfaisant. L’orgasme est un solide deuxième, mais il n’est pas aussi bon.

Ce blogue, c’est de la masturbation intellectuelle dans un sens. Pas JUSTE ça, mais ce serait mentir de dire que ce ne l’est pas au moins un petit peu. Cela dit, j’aime toujours avoir des partenaires dans mon fantasme de mots alors j’espère vous allez profiter de la « ride » que je peux vous offrir au travers de mes mots, anecdotes de vie et autres pensées ridicules.